Comment Synergie Soins protège le secret partagé (et pourquoi le cahier papier ne le peut pas)

Le cahier de liaison posé sur la table de la cuisine part d’une bonne intention : que chacun sache ce qui a été fait. Mais il porte un défaut que personne n’ose nommer : tout le monde peut le lire. La voisine qui arrose les plantes, l’aide ponctuelle qui passe une fois, un proche de passage — et surtout la personne aidée elle-même. Comment, dans ces conditions, écrire honnêtement ce qui doit l’être ?

Un cahier que tout le monde peut lire — même le patient

Une intervenante doit parfois noter des choses délicates : « elle a de nouveau refusé sa toilette », « il n’a pas pris son traitement », « elle semble plus confuse aujourd’hui ». Ces informations sont essentielles à la continuité du soin. Mais les écrire dans un cahier que la personne concernée peut ouvrir, c’est risquer de la blesser, de la braquer, ou de trahir sa dignité. Une simple mention « confidentiel » sur la première page n’a jamais arrêté un regard indiscret.

Des écrits édulcorés ne protègent personne

Que se passe-t-il alors ? On adoucit. On écrit « journée calme » là où il faudrait alerter. On tait ce qui gêne. Le cahier devient poli, mais il n’est plus fiable — et la coordination repose sur des transmissions incomplètes. Or ce qui n’est pas transmis clairement finit par se perdre, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la personne.

Écrire à une seule personne, sans alarmer tout le cercle

C’est là qu’une plateforme change tout. Dans Synergie Soins, chacun ne voit que ce qui le concerne, et l’on peut écrire en privé à un seul membre du cercle — poser une question, signaler un doute, demander conseil — sans inquiéter la famille ni exposer la personne aidée. On peut dire les choses justement, à la bonne personne, au bon moment, plutôt que de les diluer dans un cahier ouvert à tous.

Un secret partagé, pas un secret exposé

Le partage d’informations de santé n’est pas interdit — il est encadré. Le secret professionnel est protégé par la loi (article 226-13 du code pénal : sa violation est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende), et le code de la santé publique organise le secret partagé au sein de l’équipe de soins (article L1110-4) : l’information utile circule entre les seuls professionnels qui prennent en charge la personne. Un cahier papier laissé au domicile ne respecte pas cette limite ; une plateforme sécurisée, si. Dans Synergie Soins, rien n’est stocké sur le téléphone personnel des intervenants, les données sont hébergées en France chez un hébergeur agréé HDS, et l’accès est réservé aux membres du cercle.

Protéger le secret partagé, ce n’est pas cacher : c’est permettre à chacun d’écrire la vérité utile au soin, sans l’exposer à ceux qui n’ont pas à la lire.

Sources : code pénal, art. 226-13 (secret professionnel) ; code de la santé publique, art. L1110-4 (secret partagé au sein de l’équipe de soins) ; CNIL, données de santé : mesures de sécurité et de confidentialité ; Agence du Numérique en Santé, « Le cercle de soins ».

↳ La vérité juridique sur les transmissions à domicile

↳ Comment fonctionne Synergie Soins ? (toutes les réponses)

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